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Dans l’après-midi, le Prince arrivait en auto. Après avoir causé avec Ardessy, cérémonieusement, et sans écouter les remarques de celui-ci, il fit demander à Françoise la faveur d’un entretien. A peine était-il en sa présence, qu’il se jeta à ses genoux, cherchant à baiser une main, qu’elle dérobait, indignée, l’accablant des protestations les plus passionnées.
La jeune fille l’écoutait avec une indifférence glaciale.
— Quand on aime une femme ainsi que vous le prétendez, Monsieur, on n’a pas recours à un rapt. On ne force pas sa volonté. Ce que vous avez commis, est une atteinte au droit des gens, un crime impardonnable. Rendez-moi une liberté qui m’est précieuse et à laquelle j’ai droit.
— Accordez-moi seulement une promesse, suppliait-il, implorant.
— Vous n’obtiendrez de moi ni engagement, ni promesse. Rien !
— Mais je vous aime, Françoise ! Je vous aime à la folie, à en mourir !
— Soit. Moi, je ne vous déteste pas : je vous hais.
— La haine, ô mon beau Lis, n’est-elle pas proche de l’amour ?
— Divagations !… Je refuse de vous entendre.