Euseb. vit. Const., l. 2, c. 45.

Soz. l. 1, c. 8.

Zos. l. 2, c. 29.

Mais dans le temps même qu'il attaquait ouvertement le vice, il n'osa toucher qu'avec ménagement à la superstition, parce que celle-ci, toujours armée d'un beau prétexte, se défend avec plus de hardiesse et de chaleur. Rome avait été de tout temps infatuée de divinations, d'augures, de présages: Constantin, pour ne pas effaroucher le paganisme, cacha le motif de religion sous celui de la politique; et comme s'il n'avait craint que les sourdes pratiques et les maléfices de ces prétendus devins, il défendit aux aruspices l'entrée des maisons particulières, et ne leur permit de prononcer leurs prédictions qu'en public dans les temples. Il toléra les consultations superstitieuses au sujet des édifices publics qui seraient frappés de la foudre; mais il ordonna qu'elles lui seraient envoyées. Il proscrivit toute opération magique qui tendrait à nuire aux hommes, ou à inspirer la passion de l'amour, et laissa subsister l'usage des prétendus secrets qui n'avaient qu'un objet innocent, comme de guérir les maladies, d'écarter les pluies et les orages: en un mot, il composa en quelque sorte avec le paganisme; et lui laissant ce qui n'était qu'extravagant, il lui ôta ce qu'il avait de dangereux. Mais, quand il eut porté le premier coup aux divinations domestiques, qui étaient les plus intéressantes pour les particuliers, il ne lui fut pas difficile de couper entièrement cette branche d'idolâtrie, ce qu'il fit quelques années après. Sa patience à l'égard des païens n'allait pas jusqu'à leur laisser prendre aucun avantage: comme ils étaient encore les plus forts, surtout à Rome et dans l'Italie, ils contraignaient les chrétiens à prendre part aux sacrifices et aux cérémonies qui se faisaient pour la prospérité publique, sous prétexte que tout citoyen doit s'intéresser au bonheur de l'état. L'empereur arrêta cette injuste contrainte par des peines proportionnées à la condition des contrevenants.

XXXVI. Lois en faveur des ministres de l'église.

Cod. Th. lib. 4, t. 7.

Lib. 16, t. 2.

Cod. Just. lib. 1, t. 13.

Euseb. vit. Const., l. 2, c. 21.

Zos. l. 1, c. 9.