Theod. l. 2, c. 26.

Hermant, vie de S. Ath. l. 8, c. 13.

Till. arian. art. 76 et 77.

Fleury, Hist. ecclés. l. 14, art. 9.

Nicomédie étant détruite, on résolut d'abord d'assembler les évêques à Nicée. Mais Eudoxe avait repris faveur par le crédit de l'eunuque Eusèbe. Les Anoméens bannis furent rappelés; ils achetèrent leur grace aux dépens de leur maître Aëtius qu'ils excommunièrent, quoiqu'ils demeurassent fidèles à sa doctrine. Eudoxe s'empare à son tour de l'esprit de l'empereur: il le détermine à partager le concile dans deux villes, l'une pour les évêques d'Orient, l'autre où s'assembleraient ceux d'Occident. Le prétexte était d'épargner des fatigues aux évêques, et des dépenses à l'empereur, qui les défrayait dans ce voyage. Mais le véritable motif était la facilité que les Anoméens trouveraient à diviser les esprits dans deux conciles séparés, et à les tromper par de fausses relations portées d'un concile à l'autre. De plus si toute l'église était réunie, ils ne se flattaient pas que leur parti eût l'avantage du nombre; au lieu que, si elle était partagée, ils espéraient que, s'ils ne pouvaient gagner les deux conciles, du moins ils pourraient échapper à l'un des deux. La ville de Rimini [Ariminum] fut acceptée pour l'Occident: pour l'Orient il n'était plus question de Nicée; l'alarme qu'y avait répandue la destruction de Nicomédie, et les secousses qui s'y étaient communiquées, mettaient cette ville hors d'état de recevoir les évêques. On proposa Tarse, Ancyre, et enfin Séleucie, capitale de l'Isaurie. On s'en tint à cette dernière, et Constance donna ses ordres pour l'ouverture du double concile au commencement de l'été de l'année suivante. Il ordonna qu'après les séances on envoyât de part et d'autre à la cour dix députés pour lui rendre compte des décrets: il voulait, disait-il, juger s'ils étaient conformes aux saintes écritures, et décider sur ce qu'il y aurait de mieux à faire. C'est ainsi que ce prince se rendait l'arbitre des conciles, et que ces lâches prélats consentaient à le reconnaître pour juge de la foi.

XXXVI. Troisième campagne de Julien.

Jul. ad Ath. p. 279 et 280.

Liban. or. 10, t. 2, p. 280.

Zos. l. 3, c. 5 et 6.

Eunap. excerpt. Hist. Byz. p. 15.