Jul. ad Ath. p. 282.
Liban. or. 8, t. 2, p. 240 et or. 10, p. 282 et 283.
Zos. l. 3, c. 8.
Les intrigues de cour venaient d'enlever à l'empereur le plus habile et le plus fidèle de ses généraux; sa propre imprudence lui enleva la moitié de l'empire. Lucien avait été envoyé en Gaule pour y tenir la place de Salluste; mais il n'était pas capable de le remplacer dans le cœur de Julien. Ennemi secret de ce prince, il se joignit à Florentius et à la cabale de la cour pour déterminer l'empereur à rappeler le César, ou du moins à le désarmer, en lui retirant ses meilleures troupes. La jalousie de Constance appuya ses conseils pernicieux. Il fit partir Décentius secrétaire d'état[269], avec ordre de lui amener les Hérules, les Bataves, et deux légions gauloises[270], renommées pour leur bravoure, avec trois cents hommes choisis dans chacun des autres corps. C'était toute la force de l'armée de Julien. Ces troupes devaient se rendre en diligence à Constantinople, pour marcher contre les Perses au commencement du printemps. Les ordres étaient adressés à Lupicinus. Constance en envoyait d'autres à Gintonius Sintula, grand-écuyer[271] de Julien; il le chargeait de choisir les plus braves des soldats de la garde[272], et de les lui amener lui-même. Il n'écrivit à Julien que pour lui enjoindre de presser l'exécution de ses volontés.
[269] Il était en même temps tribun, tribunum et notarium.—S.-M.
[270] C'étaient les légions nommées Pétulante et Celtique: cumque Petulantibus Celtas.—S.-M.
[271] Stabuli tribunus. Cet officier est appelé simplement Sintula dans Ammien Marcellin; c'est Julien lui-même qui nous apprend qu'il portait aussi le nom de Gintonius (ad Athen. l. 282, ed. Spanh.)—S.-M.
[272] Dans les corps des Scutaires et des Gentils ou des étrangers, de Scutariis et Gentilibus.—S.-M.
IV. Expédition de Lupicinus contre les Scots.
Amm. l. 10, c. 1.