Mamert. pan. c. 13.

Liban. or. 10, t. 2, p. 292.

Greg. Naz. or. 4, t. 1, p. 110.

Zon. l. 13. t. 2, p. 22.

Du Cange, famil. Byz. p. 51.

La Bleterie, vie de Julien, l. 3, p. 153, et 154. Voy. aussi ses remarques sur le Misopogon, p. 103.

Ce fut dans ce séjour qu'il perdit sa femme Hélène. Selon quelques auteurs, elle mourut dans le palais. D'autres disent qu'il l'avait répudiée; quelques-uns même prétendent qu'il s'en défit par le poison. Ces deux dernières opinions n'ont rien de vraisemblable. Le corps d'Hélène fut porté à Rome, et enterré sur le chemin de Nomente, dans la même sépulture où l'on avait déposé sa sœur Constantine, femme de Gallus. Elle ne laissa point d'enfants à Julien. Un passage d'une lettre de ce prince, dans lequel il parle du nourricier de ses enfants[300], n'est pas assez précis pour prouver qu'il eût des enfants légitimes, ni pour le faire accuser d'en avoir eu de naturels. Il est possible que par un effet de bienveillance particulière, il ait honoré de ce nom des enfants qui ne lui appartenaient que par sa tendresse, et par le soin qu'il en prenait. Les païens lui attribuent une chasteté sans reproche[301]; et saint Grégoire de Nazianze, qui ne l'épargne pas, ne jette sur cet article que des soupçons. Il disait lui-même, d'après un ancien poète, que la chasteté est dans les mœurs ce que la tête est dans une belle statue, et que l'incontinence suffit pour déparer la plus belle vie. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'étant à la fleur de l'âge lorsqu'il perdit Hélène, il résista aux instances de ses amis, qui le pressaient de se remarier pour se donner des successeurs dignes de lui et de l'empire: Et c'est, repartit Julien, cette raison même qui m'empêche de suivre votre conseil; je crains trop de laisser des héritiers indignes de l'empire et de moi.

[300] Τοῦ τροφέως τῶν έμαυτοῦ παιδίων. Jul. ep. 40.—S.-M.

[301] Son lit était plus pur que celui d'une vestale dit, le panégyriste Mamertinus: Toto in orbe terrarum nullius virginis fama violetur, sit lectulus etiam sine concessis, sed legitimis voluptatibus: Vestalium toris purior. Ammien Marcellin ne parle pas avec moins d'éloge de la chasteté de Julien. Et primùm ita inviolatâ castitate enituit, ut post amissam conjugem nihil umquàm venerium agitaret (l. 25, c. 4).—S.-M.

XIX. Singara prise par Sapor.