Amm. l. 20, c. 7.
Cellar. Geog. l. 3, c. 14. art. 45 et c. 15, art. 23.
Fier de ces succès, il s'empara de plusieurs châteaux, et vint assiéger Virtha ou Birtha, ancienne forteresse sur le Tigre. On disait qu'elle avait été bâtie par Alexandre-le-Grand. Elle était différente d'une ville du même nom placée à l'occident de l'Euphrate[312]. En lisant la description qu'Ammien Marcellin fait des murailles de cette ville, on croit voir une de nos places modernes flanquée de bastions. Un grand nombre de machines en défendait les approches. Ce fut le terme des conquêtes de Sapor. En vain mit-il en œuvre les promesses, les menaces, toute la force et toute l'ardeur de ses troupes; il fut contraint de se retirer avec plus de perte pour lui que pour les assiégés, et il repassa le Tigre.
[312] Les géographes modernes ne connaissent que deux villes de ce nom; celle dont parle Ammien Marcellin, placée par Ptolémée sur les bords du Tigre, et une autre, que le même géographe met dans l'Arabie Déserte, sur la rive gauche de l'Euphrate, au sud de Thapsaque. Celle-ci se retrouve dans Zosime (l. 3, c. 19). Il faut y en joindre une troisième mentionnée dans le Synecdemus d'Hiéroclès (ad calc. itin. Anton. p. 715). Cette dernière est le fort de Birah, sur la rive droite de l'Euphrate, à l'endroit où maintenant on passe ce fleuve pour aller dans la Haute Asie, en venant de Syrie. D'Anville croit (Géogr. abrég. t. 2, p. 201) que la Virta d'Ammien, est la ville actuelle de Tekrit. Je doute beaucoup qu'elle ait été autant au midi. Gibbon (t. IV, p. 50) adopte sans difficulté cette synonymie très peu probable. Le nom de Birtha signifie en syriaque château, forteresse. Il peut ainsi s'appliquer à beaucoup de localités, et l'on voit par ce que j'ai dit qu'il en fut effectivement ainsi.—S.-M.
XXII. Dédicace de Ste-Sophie.
Amm. l. 20, c. 8.
Hier. chron.
Idat. chron.
Socr. l. 2. c. 16 et 43.
[Soz. l. 4, c. 26.]