Buch. Cycl. p. 240, 251 et 253.
Idat. chron.
Aur. Vict. de cæs. p. 180.
Socr. l. 2, c. 28.
Philost. l. 3, c. 25.
[Chron. Alex. vel Pasch. p. 292.
Zon. l. 13, t. 2, p. 16.]
L'empereur, devenu maître de l'Illyrie et de la Pannonie, s'arrêta à Sirmium, capitale de cette dernière province. Il y était dès le commencement de l'année suivante, 351 de Jésus-Christ, pour laquelle il ne créa point de consuls. Il s'agissait de reconquérir la moitié de l'empire, plutôt que de lui donner des magistrats. Mais Magnence, empressé de mettre en usage tous les droits de l'autorité souveraine, se nomma lui-même consul avec Gaïson, le meurtrier de Constant. La rigueur de la saison qui rendait les passages impraticables, fermait à Constance l'entrée de l'Italie. D'un autre côté, l'Orient restait exposé aux incursions des Perses. Dans la crainte qu'ils ne profitassent de son éloignement, il crut ne pouvoir mieux faire que de donner le titre de César à Gallus, son cousin-germain, alors âgé de vingt-quatre ans, et de lui confier la défense des provinces orientales. C'était un prince de peu d'esprit, et tout-à-fait incapable de soutenir le fardeau dont on accablait sa faiblesse. Je l'ai laissé avec son frère Julien au milieu du massacre qui fit périr sa famille, après la mort de Constantin. Je vais reprendre en peu de mots l'histoire de ces deux princes.
XXV. Éducation de Gallus et de Julien.
Jul. ad Ath. p. 272 et 273.