Misop. p. 350-354, epist. 9, p. 378.

Greg. Naz. or. 3. t. 1, p. 58.

Liban. or. 5. t. 2, p. 174, 176, et or. 10. p. 262 et seq.

Amm. l. 22, c. 9.

[Eutrop. l. 10.

Vict. epit. p. 228.]

Socr. l. 3, c. 1.

Les meurtriers avaient épargné Gallus, parce qu'il semblait être sur le point de mourir de maladie: Marc, évêque d'Aréthuse, avait sauvé Julien. La fureur des soldats étant assouvie, Constance, qui n'avait point d'enfants, prit le parti de laisser vivre ces deux jeunes princes, l'unique ressource de la famille impériale. Il leur rendit une partie de leurs biens, et les sépara l'un de l'autre, envoyant Gallus à Éphèse en Ionie, où il possédait de grandes terres; et mettant Julien entre les mains d'Eusèbe de Nicomédie, son parent du côté de Basilina. On donna des maîtres à Gallus, qui ne fit pas de grands progrès. Mais Julien se montra dès l'enfance docile, pénétrant, et avide de connaissances. Les leçons d'Eusèbe, évêque fourbe et hypocrite, qui avait autrefois sacrifié aux idoles, n'étaient guère propres à établir les solides fondements de la foi dans un esprit léger, présomptueux, hardi: et peut-être jetèrent-elles dans le cœur de Julien les premières semences de l'apostasie. A l'âge de sept ans, son éducation fut confiée à un eunuque, Scythe de nation, nommé Mardonius, homme de lettres et philosophe. Il avait été employé par l'aïeul maternel de Julien, à expliquer à Basilina les poésies d'Homère et d'Hésiode. Il y a quelque apparence que ce gouverneur était un païen déguisé: du moins peut-on le soupçonner par les louanges que Julien lui donne dans sa satyre contre le peuple d'Antioche. Mais c'était un homme austère dans ses mœurs. Il inspira de bonne heure à son élève l'éloignement des spectacles et des plaisirs, le goût du travail et des occupations sérieuses, la gravité et la modestie dans le maintien, et cet orgueil philosophique qui joue le rôle de la sagesse. Sous la conduite de ce guide vigilant, Julien fréquentait les écoles publiques, autant pour s'essayer aux vertus civiles, que pour y prendre des leçons. Là confondu avec ceux de son âge, soumis sans dispense aux mêmes exercices, assujetti aux mêmes heures, il apprenait à connaître les hommes; à ne pas trop s'estimer lui-même, faute de comparaison; à obéir à la règle, au temps, aux circonstances; à se montrer patient, affable, humain, bienfaisant; il ne se distinguait que par la vivacité d'esprit, la fidélité de la mémoire, et l'application au travail. Ce fut apparemment en ce temps-là qu'il fut instruit dans la grammaire et dans la lecture des poètes et des historiens, par le grammairien Nicoclès de Lacédémone, renommé pour son savoir et son amour de la justice. Mardonius, de son côté, s'attachait à remplir son cœur des plus belles maximes de Pythagore, de Platon et d'Aristote.

XXVI. Gallus et Julien à Macellum.

Jul. ad Ath. p. 272 et 273.