Amm. l. 15, c. 5.
Jul. ad Ath. p. 274, et or. 1, p. 48 et or. 2, p. 98 et 99.
Hier. chron.
Aurel. Vict. de Cæs. p. 180.
Vict. epit. p. 227.
Eutr. l. 10.
[Theoph. p. 37.]
Zon. l. 13, t. 2, p. 19.
Silvanus était à Cologne[52], où il apprenait tous les jours quelque nouvel outrage que ses gens recevaient d'Apodémius. Il ne douta plus qu'on ne l'eut ruiné dans l'esprit de l'empereur, et qu'il ne fût bientôt condamné selon l'usage de Constance, sans être entendu. Craignant moins les Barbares qu'une cour corrompue, il songea à se jeter entre leurs bras. Mais le tribun Laniogaise, cet homme fidèle, qui seul avait accompagné Constant jusqu'au dernier soupir, lui représenta que les Francs ne manqueraient pas de le faire périr comme un compatriote infidèle, ou de le vendre à ses ennemis. Silvanus, au désespoir, crut que l'unique moyen qui lui restait d'éviter la peine du crime dont on l'accusait faussement, était de le commettre. Il gagne secrètement à force de promesses les premiers officiers, et ayant assemblé les troupes, il arrache la pourpre d'un drapeau[53], s'en enveloppe, et se fait proclamer empereur.
[52] Nommée Colonia Agrippina, ou simplement Agrippina.—S.-M.