Vict. epit. p. 225.
Zos. l. 2, c. 42.
[Socr. l. 2, c. 25.
Jul. or. 2. p. 57. ed. Spanh.
Soz. l. 4, c. 1.]
Zon. l. 13, t. 2, p. 13.
Chron. Alex. vel Pasch. p. 289.
Idat. chron.
Tandis que Constant, emporté par le plaisir de la chasse, passe son temps dans les forêts, Marcellinus intendant des finances, et Chrestus un des plus distingués entre les commandants des troupes, se liguent avec Magnence. Ils gagnent plusieurs officiers du palais et de l'armée, mécontents du peu de considération qu'ils avaient dans une cour voluptueuse. Marcellinus était le chef de l'intrigue; il aurait pu travailler pour lui-même; mais dans ces entreprises hasardeuses le second rôle est toujours moins dangereux: il aima mieux être le maître de l'empereur que de l'empire. Il fixa le jour de l'exécution au 18 janvier, sous le consulat de Sergius et de Nigrinianus. C'était l'anniversaire de la naissance de son fils, et les pères de famille célébraient ce jour-là par un grand festin. La cour était alors à Autun [Augustodunum]. Il invita Magnence avec les premiers de la ville, et les principaux officiers de l'armée. Quelques-uns des conviés étaient du complot. La joie de la fête prolongea le repas fort avant dans la nuit. Magnence, étant sorti de la salle sans qu'on y fît attention, y rentre un moment après, comme dans une scène de théâtre, escorté de gardes, avec tout l'appareil de la dignité impériale. Les conjurés le saluent du nom d'empereur: les autres restent interdits; il parle, et ses paroles appuyées de menaces que l'effet allait suivre, déterminent les plus difficiles à persuader: l'acclamation devient générale. Accompagné de ce cortége, il marche au palais, s'empare des trésors, et les prodigue à sa troupe. Il pose des gardes aux portes de la ville, avec ordre de laisser entrer tous ceux qui se présenteraient, mais de ne laisser sortir personne. Dès le point du jour tous les habitants environnent le palais; le peuple des campagnes accourt à la ville; un corps de cavalerie illyrienne, qui venait pour recruter les armées de la Gaule, se joint à eux. Tous les officiers des troupes se réunissent; et la plupart sans savoir la cause de ce tumulte, entraînés par l'exemple des conjurés, reconnaissent à grands cris le nouvel Auguste.
VII. Mort de Constant.