[85] C'est Libanius qui parle de cette place, mais il ne la nomme pas et ne la désigne pas d'une manière assez précise pour qu'on puisse la reconnaître.—S.-M.

XXI. Expédition de Constance en Rhétie.

Amm. l. 16, c. 12, et l. 17, c. 6.

Till. art. 39, 40 et not. 38.

Alsat. Illust. p. 300 et seq.

Gundomade et Vadomaire avaient rompu le traité fait deux ans auparavant. Ils s'étaient unis avec les Iuthonges[86], autre peuplade d'Allemans qui habitaient vers la source du Danube, du côté de l'Italie. Constance sortit de Milan et entra sur leurs terres par la Rhétie[87]. Julien pour les resserrer du côté de la Gaule remonta le Rhin jusqu'à Bâle[88]. On fit le dégât dans leur pays. Ils s'étaient retirés au fond de leurs forêts, après avoir embarrassé les chemins par de grands abatis d'arbres. Mais comme l'armée romaine forçait tous les passages, et que ces Barbares étaient en même temps en guerre avec leurs voisins, ils eurent recours aux prières, et obtinrent encore la paix. Constance retourna à Milan; et Julien après une campagne qui donna de l'expérience à ce prince, du courage à ses troupes, et de grandes espérances aux Gaulois, alla passer l'hiver à Sens [Senones].

[86] Ces peuples sont encore nommés par les auteurs latins Vithungi.—S.-M.

[87] On voit, par les lois du Code Théodosien, que Constance était à Milan le 11 avril et le 29 octobre 356; c'est donc dans cet intervalle de temps qu'il fit la guerre aux Allemans.—S.-M.

[88] Le récit d'Ammien Marcellin, montre qu'il passa par la ville de Trèves (Treviri), pour faire cette expédition.—S.-M.

An 357.