[413] Cet âge porte sa naissance vers l'an 321 environ.—S.-M.
VII.
On veut le forcer à se nommer un collègue.
Amm. l. 26, c. 2.
Theod. l. 4, c. 6.
Soz. l. 6, c. 6.
Philost. l. 8, c. 8.
Il allait commencer un discours qu'il avait préparé, lorsque tout à coup un grand murmure s'éleva: tous les soldats frappent leurs boucliers; tous demandent à grands cris qu'il se nomme sur-le-champ un collègue. Quelques-uns crurent alors que cette demande était inspirée par les rivaux secrets de Valentinien, qui se ménageaient encore cette ressource. Mais le cri était trop général pour être la voix d'une cabale: c'était l'effet naturel d'une impatience militaire. Les soldats, qui avaient vu périr trois empereurs dans l'espace de deux ans et quelques mois, voulaient s'assurer contre de si fréquentes révolutions. Le bruit croissait de plus en plus, et il était à craindre que cette première agitation ne produisît un dangereux orage. Valentinien, le plus intrépide de tous les princes, sentit que de céder dès le premier pas à la volonté des soldats, c'était leur laisser reprendre l'autorité qu'ils venaient de lui conférer. Montrant donc un air assuré, après avoir imposé silence aux plus turbulents, en les traitant de séditieux, il parla en ces termes:
VIII.
Il résiste à la volonté des soldats.