[508] On trouve cependant un endroit nommé Scarponne dans le département de la Meurthe, sur la rive gauche de la Moselle et sur la route de Nancy à Pont-à-Mousson, à peu prés à égale distance de ces deux villes. L'Itinéraire d'Antonin, p. 365, place Scarponna à 10 milles de Toul (Tullum) et à 12 milles de Divodurum ou Metz. Voyez la Notice de la Gaule, par d'Anville, p. 587.—S.-M.

[509] Ammien Marcellin ne nomme pas cette rivière, il se contente de dire propè flumen.—S.-M.

[510] Quosdam comas rutilantes ex more. Amm. Marc. l. 27, c. 2.—S.-M.

[511] Dans les champs Catalauniques, propè Catelaunos, dit Ammien Marcellin, l. 27, c. 2. Ces plaines furent illustrées depuis par la défaite d'Attila.—S.-M.

[512] Sueta vexillorum splendentium facie territi stetere Germani. Amm. Marc. l. 27, c. 2.—S.-M.

[513] Balchobaudes Armaturarum tribunus. Amm. Marc. l. 27, c. 2.—S.-M.

LVI.

Suite de ses victoires.

La nuit fit cesser le carnage. Les vainqueurs ayant pris du repos, Jovinus les fit sortir du camp aux approches du jour. Voyant que les Barbares s'étaient retirés à la faveur des ténèbres, il se mit à leur poursuite. Ils avaient pris trop d'avance et quelque diligence qu'il fit, il ne put les atteindre. Comme il revenait sur ses pas, il apprit qu'une cohorte[514] qu'il avait détachée pour aller piller le camp des Allemans, y avait surpris le roi de cette nation peu accompagné, et que, s'en étant saisie, elle l'avait pendu à un gibet. Indigné contre le tribun, il allait le condamner à mort, si cet officier n'eût été disculpé par les soldats mêmes, qui protestèrent que c'était sans ordre et par un emportement militaire, qu'ils avaient usé de cette vengeance, Jovinus, après tant de glorieux succès, revint à Paris, où l'empereur était déja retourné[515]. Valentinien alla au-devant de lui, et le nomma consul pour l'année suivante[516]. Il y eut encore pendant celle-ci contre divers partis d'Allemans plusieurs actions moins considérables, et que l'histoire n'a jugé dignes d'aucun détail. Cette campagne fit respecter à ces Barbares les limites de l'empire, et mit la Gaule à couvert de leurs incursions. L'empereur passa l'hiver à Rheims[517], pour être plus à portée de veiller à la sûreté de la frontière.

[514] Cette cohorte portait le nom d'Ascarii. Il en est question dans la Notice de l'empire d'Occident, rédigée sous le règne de Théodose le jeune; elle y est placée avec les cohortes Hérules et Bataves, parmi les troupes désignées sous le nom d'Auxilia palatina.—S.-M.