Cod. Th. l. 12, tit. 6, l. 13.
Hier. chron.
Oros. l. 7, c. 32.
Cette loi est adressée à Prétextatus, préfet de Rome, qui était bien capable de l'avoir inspirée au prince, quoiqu'elle tendît à la diminution des droits de sa charge. Ce magistrat, auquel on ne peut reprocher que son zèle pour le paganisme, ne donnait à Valentinien que des conseils de clémence: il sut lui-même, dans l'exercice de sa préfecture, trouver ce juste tempérament de douceur et de fermeté, qui concilie l'amour et la crainte dans le cœur des inférieurs. Son autorité rétablit dans la ville le calme que le schisme d'Ursinus avait troublé: son attention vigilante pour la sûreté publique se manifesta par plusieurs réglements utiles. Il fit abattre tous les balcons en saillie, qui s'étaient multipliés à Rome au mépris de l'ancienne police; il ordonna de laisser un espace libre entre les maisons des particuliers et les murs des temples et des églises, pour empêcher la communication des incendies: suivant une loi ancienne tous les édifices publics devaient être isolés; mais cette loi était oubliée. Il fit établir dans tous les quartiers de Rome de nouveaux étalons, pour fixer les poids et les mesures, et contenir la mauvaise foi des marchands. Dans les jugements, il ne fit jamais rien en vue de plaire, et il plut à tous les citoyens[663]. On rapporte que cette année on vit dans l'Artois des flocons de laine tomber avec l'eau de la pluie[664]. Je ne sais quelle foi l'on doit ajouter à ce phénomène.
[663] Nihil ad gratiam faceret, omnia tamen grata viderentur esse quæ factitabat. Amm. Marc. l. 27, c. 9.—S.-M.
[664] Apud Atrebatas vera lana de nubibus pluviæ mixta defluxit. Oros. l. 7, c. 32.—S.-M.
XXVI.
Valens se déclare pour les Ariens.
Greg. Naz. or. 20, t. 1, p. 348, et or. 23, p. 416.
Hier. chron.