Oros. l. 7, c. 32.
Socr. l. 4, c. 2, 4, 6, 9, et 11.
Theod. l. 4, c. 11 et 12.
Soz. l. 6, c. 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12.
Zon. l. 13, t. 2, p. 30.
Tandis que Valentinien défendait avec succès l'Occident contre les Barbares, son frère Valens, devenu par la mort de Procope paisible possesseur de l'Orient, y allumait deux guerres funestes, l'une contre les Goths, l'autre contre les catholiques. C'était le caractère de l'Arianisme dès son origine, de s'introduire à la cour par la séduction des femmes. Albia Dominica préoccupée de cette erreur, n'eut pas de peine à la communiquer à son mari: et lorsque se préparant à marcher contre les Goths, il voulut, par une sage précaution, recevoir le baptême, elle l'engagea à se faire baptiser par Eudoxe, évêque de Constantinople et chef du parti hérétique. Dans cette sainte cérémonie, ce prélat imposteur abusa de l'autorité du moment, pour joindre aux vœux sacrés du christianisme un serment impie: il engagea Valens à jurer qu'il demeurerait irrévocablement attaché à la doctrine d'Arius, et qu'il emploierait toute sa puissance contre ceux qui y seraient opposés. Valens ne fut que trop fidèle à ce funeste engagement. L'arianisme était alors dans un état de crise. Les demi-Ariens, rebutés de l'insolence des Anoméens qui les persécutaient, avaient fait des démarches éclatantes auprès du pape Libérius, lorsqu'il vivait encore: ils avaient accédé à la doctrine de Nicée. L'église d'Occident leur avait ouvert les bras avec joie; et en Orient même, dans un concile tenu à Tyanes, ils en avaient indiqué un second à Tarse, où ils devaient dans deux mois se rendre de toutes parts, pour consommer l'ouvrage de la réunion par un acte authentique. Eudoxe, alarmé de ce dessein, communiqua ses craintes à Valens. L'empereur défendit aux évêques de s'assembler à Tarse; il confondit d'abord, dans une proscription générale, les catholiques, les demi-Ariens, et les Novatiens aussi opposés aux dogmes d'Arius que les catholiques. Mais les Novatiens se mirent bientôt à couvert par le crédit d'un de leurs prêtres, nommé Marcien, que Valens avait placé auprès de ses filles Anastasie et Carosa, pour leur enseigner les belles-lettres.
XXVII.
Athanase est encore chassé de son siége.
Socr. l. 4, c. 13.
Soz. l. 6, c. 12.