[762] Qua humanitate Cylaces et Artabannes inlecti, missis oratoribus ad Valentem, auxilium eumdemque Param sibi regem tribui poposcerunt. Amm. Marc. l. 27, c. 12. Les auteurs arméniens ne parlent que des démarches faites par le patriarche Nersès et par Mouschegh, pour obtenir les secours de l'empire.—S.-M.

[763] Il est souvent question de ce général et avec de grands éloges dans les lettres de S. Basile. Cet illustre évêque lui écrivit plusieurs fois durant son séjour en Arménie. On voit par cette correspondance que Térentius était un zélé catholique. Moïse de Khoren le nomme Derendianos ou Terentianus (l. 3, c. 36, 37 et 39). Il est appelé Dérend par Faustus de Byzance. Ces auteurs lui donnent le titre de Stradélad, qui est la transcription arménienne du mot grec στρατηλάτης, qui signifie général.—S.-M.

[764] Sed pro tempore adjumentis negatis, per Terentium ducem Para reducitur in Armeniam, recturus interim sine ullis insignibus gentem: quod ratione justa est observatum, ne fracti fæderis nos argueremur et pacis. Amm. Marc. l. 27, c. 12. Malgré la prudence et la réserve de Valens, cette démarche et la retraite du jeune prince sur le territoire de l'empire furent, selon le même auteur, les causes de la cruelle guerre que Valens fut obligé de soutenir contre Sapor. Hæc inopina defectio, dit-il, l. 27, c. 12, necesque insperatæ Persarum, inter nos et Saporem discordiarum excitavere causas immanes.—S.-M.

[765] Ceci, à l'exception des passages placés entre parenthèses, forme le commencement du 34e paragraphe du livre XVIII, dans les anciennes éditions.—S.-M.

[766] Voy. t. 1, p. 408, not. 1, liv. VI, § 14, et t. 2, p. 240, liv. X, § 22, et ci-dev. p. 282, note 2, liv. XVII, § 6.—S.-M.

[767] Ce nom, qui se trouve dans Moïse de Khoren, l. 3, c. 37, sert encore à désigner la plus orientale et en même temps la plus grande et la plus belle des provinces de la Perse. Ce nom signifie en persan le lieu du soleil ou l'orient, c'est ce qui fait qu'on l'applique quelquefois à tous les pays qui forment la partie orientale de la Perse, ou qui sont à l'orient de ce royaume.—S.-M.

LXII.

[Il est chassé de nouveau.]

[Amm. l. 27, c. 12.]

Les ménagements de Valens n'en avaient point imposé à Sapor. Outré de colère, il entra en Arménie à la tête d'une puissante armée, et mit à feu et à sang tout le pays[768]. Le prince et ses ministres Cylacès et Artabannès, hors d'état de résister à ce torrent, se retirèrent entre les hautes montagnes qui séparaient les terres de l'empire d'avec la Lazique[769]; on appelait alors ainsi l'ancienne Colchide. Cachés pendant cinq mois dans les cavernes et dans l'épaisseur des forêts, ils échappèrent à toutes les recherches de Sapor[770]. Enfin, las de les poursuivre, et déjà incommodé des rigueurs de l'hiver, il brûla tous les arbres fruitiers, mit garnison dans les châteaux dont il s'était emparé par force ou par intelligence, et vint attaquer Artogérassa[771], où la reine [Pharandsem] était encore enfermée.