A sept, il arrivait dans un landau de louage à la rue Boileau, en compagnie de son ami Chazolles et du commandant Des Brosses, un vaillant ferrailleur, qui souhaitait que la mode fût conservée entre les seconds de dégainer pendant que les combattants étaient aux prises.

Malheureusement ces mœurs primitives ont fait place à d'autres et force était au brave commandant de se contenter du rôle pacifique de spectateur.

Le duc et ses témoins étaient déjà au rendez-vous.

La maison du marquis de Kergor, une vraie folie de grand seigneur du dix-huitième siècle, destinée aux fredaines galantes, est invisible de la rue.

Une simple grille assez étroite donne accès par un chemin couvert, sous les lilas et les cytises, dans un parc admirablement dessiné et dont on peut à peine soupçonner l'existence du dehors.

Au fond, une élégante villa à l'italienne, pareille à celles qui bordent le lac Majeur, s'élève blanche avec ses persiennes grises, fermées, car la propriété est presque toujours inhabitée.

Le ciel était clair et sans nuage.

—Si vous m'en croyez, dit le marquis, vous vous placerez sous cette allée de charmes. C'est un endroit on ne peut plus convenable pour se couper la gorge.

Des gens qui vont se tuer doivent, pour suivre les règles, se tenir dans les limites d'une politesse extrême.

Les deux adversaires s'étaient salués courtoisement.