Tient à l'un des débris, et son feu dévorant

Brûle le nid et la race emplumée:

Aigle et petits, tout meurt, et tous en expirant

Maudissent, mais trop tard, le larcin sacrilége.

Tremblez, tremblez, scélérats du Manége!

Des biens dérobés au clergé

Je vois sortir un feu qui ne pourra s'éteindre;

Monstres, le ciel enfin sera vengé:

Sa foudre est prête à vous atteindre!

Les premiers Paris de De Rozoy portent fréquemment ce titre: Honneur français; il y règne un souffle chevaleresque très-élevé. On sent que le publiciste tient haut la tête et qu'il est dévoué à sa cause corps et âme. Il est franc jusqu'aux extrêmes limites. Il appelle ouvertement l'étranger au secours de Louis XVI,—comme dans son numéro du 6 juin, où il adresse à ses abonnés l'avis suivant: «Un nouvel ordre de choses va bientôt commencer: des souverains quittent leur capitale pour venir délivrer le monarque, réduit à se voir prisonnier dans la sienne. Vers la fin de ce mois, les nouvelles vont donc être du plus grand intérêt. Je suis autorisé à annoncer que, dès que l'armée des princes sera entrée en campagne, je recevrai très-exactement le bulletin de toutes ses opérations; quand elles seront d'un intérêt pressant, ce bulletin sera écrit sur culasse d'un canon, plutôt que de faire languir mon impatience, qui n'est que celle de mes lecteurs réfléchie sur moi.»