[FLANQUER]. Du bruit d'un coup violent, le peuple a fait le mot factice flan pour le représenter, et le verbe flanquer pour, donner un coup dont le son est exprimé par flan.

Ces termes sont de la plus basse trivialité.

[FLÈCHE]. Mot factice formé sur le son de la flèche chassée de sa corde, et qui fuit en sifflant. C'est l'opinion de Nicod, du temps duquel on disait encore indifféremment flèche, flic, ou flis.

En espagnol, c'est flecha, en allemand pfeil, en anglo-saxon fla.

Les Italiens ont aussi freccia, mais plus communément saëtta, du sagitta des Latins[1], qui nous a fourni sagette, et qui a du rapport avec la zagaye des Maures et de quelques nomades.

Le mot psi est une autre Onomatopée du bruit de la flèche, dont il reste peu de composés dans les Langues; mais il est à remarquer que les Grecs en ont fait une de leurs lettres qu'ils ont représentée hyéroglyphiquement sous la figure d'une flèche empennée, ou d'un trait appuyé sur son arc.

[FLEUR]. Du bruit que fait l'air aspiré par l'organe qui recueille les parfums de la fleur.

Flairer, en est formé par métonimie. Cette étymologie laisse d'autant moins de doutes, qu'on a dit autrefois fleurer. Molière s'en est servi dans ce vers d'Amphitrion:

Impudent fleureur de cuisine,

pour désigner un parasite. Le nom de M. Fleurant qu'il a employé dans le Malade imaginaire, est tiré du même verbe, dans la même construction.