[Note 151: ][ (retour) ] Son frère.--L.
[Note 152: ][ (retour) ] Ce sont les deux plus grandes (suprà, pag. 17), que les voyageurs sont convenus d'appeler Chéops et Chéphren, du nom des rois qui les ont fait bâtir.--L.
Herod. l. 2, p. 139-140. Diod. p. 58. MYCÉRINUS. Il était le fils de Chéops, mais d'un caractère bien différent. Loin de marcher sur les traces de son père, il détesta sa conduite, et suivit une route tout opposée. Il rouvrit les temples des dieux, rétablit les sacrifices, s'appliqua à soulager les peuples et à leur faire oublier leurs maux passés, et il ne se crut roi que pour rendre la justice à ses sujets et pour leur faire goûter la douceur d'un règne équitable et paisible. Il écoutait leurs plaintes, essuyait leurs larmes, soulageait leur misère, et se regardait moins comme le maître que comme le père des peuples: aussi en était-il infiniment chéri. Toute l'Égypte retentissait de ses louanges, et son nom était par-tout en vénération.
Il semble qu'une conduite si douce et si sage aurait dû lui attirer la protection des dieux. Il en fut tout autrement. Ses malheurs commencèrent par la mort d'une fille unique qu'il aimait tendrement, et qui faisait toute sa consolation. Il lui fit rendre des honneurs extraordinaires, qui subsistaient encore du temps d'Hérodote. Il dit que dans la ville de Saïs on brûlait pendant tout le jour des parfums exquis auprès du tombeau de cette princesse, et que pendant la nuit on y conservait toujours une lampe allumée.
Il apprit par un oracle qu'il ne régnerait que sept ans; et, comme il en fit ses plaintes aux dieux en demandant pourquoi le règne de son père et de son oncle, tous deux également impies et cruels, avait été si heureux et si long; et pourquoi le sien, qu'il avait tâché de rendre le plus équitable et le plus doux qu'il lui avait été possible, devait être si court et si malheureux, il lui fut répondu que cela même en était la cause, parce que la volonté des dieux avait été que le peuple d'Égypte, en punition de ses crimes, fût maltraité et accablé de maux pendant l'espace de cent cinquante ans; et que son règne, qui aurait dû être de cinquante ans comme les précédents, avait été abrégé parce qu'il avait été trop doux. Il bâtit aussi une pyramide, mais bien moindre que celle de son père.
Herod. l. 2, cap. 136. ASYCIUS. Ce fut lui qui établit la loi sur les emprunts, par laquelle il n'est permis à un fils d'emprunter qu'en mettant en gage le corps mort de son père. Cette loi ajoute que, s'il n'a soin de le retirer en rendant la somme empruntée, il sera privé pour toujours, lui et ses enfants, du droit de sépulture.
Il se piqua de surpasser tous ses prédécesseurs par la construction d'une pyramide de brique, plus magnifique, si l'on en croit, que toutes celles qu'on avait vues jusque-là. Il y fit graver cette inscription: DONNEZ-VOUS BIEN DE GARDE DE ME MÉPRISER EN ME COMPARANT AUX AUTRES PYRAMIDES FAIRES DE PIERRE. JE LEUR SUIS AUTANT SUPÉRIEURE QUE JUPITER L'EST AUX AUTRES DIEUX.
En supposant que les six règnes précédents, parmi lesquels il y en a plusieurs dont Hérodote ne fixe point la durée, aient été de cent soixante et dix ans, il reste un intervalle de près de trois cents ans jusqu'au règne de Sabacus l'Éthiopien. Je place dans cet intervalle deux ou trois faits que l'Écriture sainte nous fournit.
3 Reg. 3, 1. AN. M. 2991 AV. J.C. 1013. PHARAON, roi d'Égypte, donna sa fille en mariage à Salomon, roi d'Israël, qui la fit venir dans cette partie de Jérusalem appelée la ville de David, jusqu'à ce qu'il lui eût bâti un palais.
SÉSAC. Il est appelé autrement Sésonchis.