4. Reg. 23, 33-35. 2. Paral. 36, 1-4. Comme il apprit en chemin que Joachas s'était fait déclarer roi à Jérusalem sans lui demander son consentement, il lui ordonna de le venir trouver à Rébla en Syrie. Ce prince n'y fut pas plus tôt arrivé, que Néchao le fit mettre aux fers et l'envoya prisonnier en Égypte, où il mourut. De là, poursuivant son chemin, il arriva à Jérusalem, où il établit roi Joakim, un des autres fils de Josias, à la place de son frère, et imposa sur le pays un tribut annuel de cent talents d'argent et un talent d'or [163]. Après quoi il retourna triomphant dans son royaume.

[Note 163: ][ (retour) ] Cette somme montait à 330,000 liv.

= 610,000 f.--L.

Lib. 2, cap. 159. Hérodote, faisant mention de l'expédition de ce roi d'Égypte et de la bataille qu'il gagna à Mageddo, à qui il donne le nom de Magdole, dit qu'après la victoire il prit la ville de Cadytis, qu'il représente comme située dans les montagnes de la Palestine, et de la grandeur de Sardes, qui était en ce temps-là, la capitale, non-seulement de la Lydie, mais encore de toute l'Asie mineure. Cette description ne peut convenir qu'à Jérusalem, qui était ainsi située, et qui alors était la seule ville de ces quartiers-là qui pût être comparée à Sardes. Il paraît d'ailleurs par l'Écriture que Néchao, après sa victoire, se rendit maître de cette capitale de Judée; car il y était en personne lorsqu'il donna la couronne à Joakim. Le nom même de Cadytis, qui en hébreu signifie la sainte [164], désigne clairement la ville de Jérusalem, comme le prouve le savant M. Prideaux.

[Note 164: ][ (retour) ] Les Arabes appellent encore aujourd'hui la ville de Jérusalem el-Qods, la Sainte.--L.

L. 1. Part. I. 1, p. 106, etc.
AN. M. 3397 AV. J.C. 607. Nabopolassar, roi de Babylone, voyant que, depuis la prise de Charcamis par Néchao, toute la Syrie et la Palestine s'étaient détachées de son obéissance, son âge d'ailleurs et ses infirmités ne lui permettant pas d'aller en personne réduire ces rebelles, s'associa à l'empire son fils Nabuchodonosor, et l'envoya à la tête d'une armée dans ces quartiers-là. Ce jeune prince battit celle Jerem. 46. 2, etc. de Néchao vers l'Euphrate, reprit Charcamis, et fit rentrer dans son obéissance les provinces soulevées, 4. Reg. 24, 7.
A rivo Ægypti. comme Jérémie l'avait prédit. Ainsi il enleva aux Égyptiens tout ce qu'ils possédaient depuis ce qu'on appelait le ruisseau d'Égypte [165] jusqu'à l'Euphrate, ce qui comprend toute la Syrie et toute la Palestine.

[Note 165: ][ (retour) ] Ce ruisseau d'Égypte, dont il est si souvent parlé dans l'Écriture, comme servant de borne à la terre promise du côté d'Égypte, n'était pas le Nil, mais une petite rivière qui, coulant au travers du désert qui est entre ces deux pays, passait anciennement pour leur borne commune. C'est jusque-là que s'étendait le pays qui fut promis à la postérité d'Abraham, et qui lui fut ensuite divisé par sort.

Néchao, étant mort après avoir régné seize ans, laissa son royaume à son fils.

AN. M. 3404 AV. J.C. 600. Herod. l. 2, cap. 160. PSAMMIS. Son règne fut fort court, et ne dura que six ans. L'histoire ne nous en apprend rien de particulier, sinon que ce prince fit une expédition en Éthiopie.

Ibid. Ce fut vers lui que ceux d'Élide, après avoir établi les jeux olympiques [166], dont ils avaient concerté toutes les règles et toutes les circonstances avec tant d'attention, qu'ils ne croyaient pas qu'on y pût rien ajouter ni y trouver rien à redire, envoyèrent une célèbre ambassade pour savoir ce que penseraient de cet établissement les Égyptiens, qui passaient pour les hommes les plus sages et les plus sensés de tout l'univers. C'était plutôt une approbation qu'un conseil qu'ils venaient chercher. Le roi assembla les anciens du pays. Après qu'ils eurent entendu tout ce qu'on avait à leur dire sur l'institution de ces jeux, ils demandèrent aux Éléens s'ils y admettaient indifféremment citoyens et étrangers: et comme on leur eut répondu que l'entrée en était également ouverte à tous, ils ajoutèrent que les règles de la justice auraient été mieux observées si l'on n'avait admis à ces combats que les étrangers, parce qu'il était fort difficile que les juges, en adjugeant la victoire et le prix, ne fissent pencher la balance du côté de leurs concitoyens.

[Note 166: ][ (retour) ] Hérodote dit: Les Éléens qui se vantaient d'avoir établi, pour la célébration des jeux olympiques, les règlements les plus justes, etc., et non pas après avoir établi les jeux olympiques.--L.