Louise avait pris Simon sur ses genoux.

—Il faut bien que je te berce, mon petit, puisque je ne l’ai pu jusqu’à présent.

Il sentait un grand bonheur l’envahir. Tant-Belle se coucha devant le feu.

—C’est une jolie bête, dit Louise. On m’avait donné un chien dans ce genre.

—Moi je te donnerai un bÅ“uf que j’ai fait avec des planches.

Claire qui avait entr’ouvert la porte regardait sa belle-sœur avidement et elle voyait briller les yeux de Simon. Elle voulait préparer le lit où l’enfant coucherait avec sa mère, mais elle n’en avait pas la force en ce moment. Elle était comme étourdie; la réalité l’effrayait et, peu à peu, la saisissait tout entière. Allait-elle s’élancer vers Mme Lautier, lui enlever Simon qu’elle caressait et charmait, et crier: «Il n’est pas à vous. Partez!»

Elle ouvrit tout à fait la porte et dit à mi-voix:

—Viens, Simon. Il faut bien que tu montres à ta maman tes jouets et ta petite armoire où tes habits sont rangés.

Mais il écoutait Louise qui lui racontait des histoires de la ville et lui parlait de ces magnifiques magasins et de ces théâtres qui sont d’immenses palais pleins de parfums et de soleil.

VII