Apparaît languissante, et luit pâlement, nue.

Nue ! elle ne sait pas la brèche en ses tilleuls,

Et qu’aux poètes comme aux derniers faunes, seuls,

Les dieux livrent encor la blanche proie hellène,

Nymphe des monts ou de la mer à Mytilène ;

Que du jardin nocturne et de lune trempé

Ils nous font ou l’Hymette ou le val de Tempé ;

Car les yeux bleus du rêve ont des vertus secrètes

Que la Beauté convie à ses plus belles fêtes.

De qui viens-tu parler, jeune femme à la nuit ?