O bucher de la Longue Attente ! O noir ruisseau
Des désirs qui coulent en lave !
Bonds cruels du marteau sur le cœur de l’esclave !
Et grésillement sous le sceau !
Ce long souci qui des chairs d’ambre m’a fait serf
Aux brunes chaudes me consacre,
Aux yeux d’or que traverse un reflet de massacre,
Quand le spasme tire le nerf.
Enfin elle mûrit : je conquis des chemins,
Dont mes doigts étaient les couleuvres.