Imaginer le branle amoureux du beau globe,

Que le rythme du train fait doucement danser.

Voir se profiler sur les prés en débandade,

Sur la berge qui court à contre-sens de l’eau,

Le visage rayé d’ombre agile, pâlot

Comme la lune sous le nuage nomade.

Puis quand le Pays vert s’atteste en ses maisons

Aux poutres brunes dans le plâtre en colombages,

Si les yeux pérégrins ont loué nos herbages,

Mercier d’un baiser les cils et les frisons.