[22] Ou, 5, 15, 25, 35, 45 et 55; ki, 6, 16, 26, 36, 46 et 56.

[23] Keng, 7, 17, 27, 37, 47 et 57; sin, 8, 18, 28, 38, 48 et 58.

[24] Jin, 9, 19, 29, 39, 49 et 59; kouei, 10, 20, 30, 40, 50 et 60.

[25] M. Klaproth reconnaît donc ici l'existence au Fou-sang, du cycle de 60 ans des Chinois; mais le recueil du P. Souciet montre qu'il existe aussi aux Indes; et dans le Journal asiatique de Paris, M. de Paravey a montré qu'il commençait dans l'Inde et en Chine précisément en la même année. Les Bouddhistes de l'Inde ou du nord de l'Asie-Centrale avaient donc pu le porter dès lors au pays de Fou-sang, en Amérique et au Mexique. (De Par.)

[26] Dans l'Inde, on le sait, ce sont surtout les bœufs qu'on attelle aux chars, et, au Kamtchatka, ce sont les rennes, espèce de cerfs, qui tirent les traineaux. (De Par.)

[27] De Guignes traduit: «Les habitans élèvent des biches comme en Chine, et ils en tirent du beurre.»

[28] Il y a dans l'original To-Phou-thao. De Guignes ayant décomposé le mot Phou-thao, traduit: «On y trouve une grande quantité de glayeuls et de pêches.» Cependant le mot Phou seul ne signifie jamais glayeul, c'est le nom des joncs et autres espèces de roseaux de marais, dont on se sert pour faire des nattes. Thao est en effet le nom de la pêche, mais le mot composé Phou-tao signifie en chinois la vigne. A présent il s'écrit avec d'autres caractères, mais ceux employés ici sont l'ancienne orthographe du tems des Han, qui a prévalu jusqu'au 10e siècle de notre ère. La vigne n'est pas une plante originaire de la Chine, les grains en ont été importés par le célèbre général Tchang-kian, envoyé en 126 avant notre ère dans les pays occidentaux. Il parcourut l'Afghanistan de nos jours et la partie nord-ouest de l'Inde, et revint en Chine après 13 ans d'absence. Le terme Phou-thao n'est pas originaire de la Chine, de même que l'objet qu'il désigne, il n'est vraisemblablement que la transcription imparfaite du mot grec βὁτρυς. Les Japonais le prononcent Bou-dô; ils donnent ordinairement à la vigne le nom de Yebi-kadzoura, composé de yebi, écrevisse de mer, et de kadzoura, nom général des plantes grimpantes qui s'attachent aux arbres voisins.

Dans le texte, M. Klaproth, malgré tout ce qu'il dit dans cette note, devait traduire, comme nous l'avons fait dans notre mémoire, les mots Pou-tao, qu'il prononce Phou-thao, par raisins, et non pas par le mot vignes, qui chez nous, entraîne l'idée de culture. Les bois de l'Amérique du nord et du nord-ouest abondent en raisins sauvages, comme le dit le Samanéen; mais on n'a pas trouvé en Amérique des vignes cultivées, et ce texte, en effet, n'en parle pas. (De Par.)

[29] De Guignes traduit: «Pendant leurs prières ils exposent l'image du défunt.» Le texte parle du chin ou génies, et non pas des âmes des défunts.

[30] C'était aussi l'antique usage en Chine et dans l'Indo-Chine. (De Par.)