— Des amis à lui, très charmants. Du reste, pourquoi ne voulez-vous pas aller chez Popof ? Il est amoureux fou de vous, ma chère ; il ne rêve et ne parle que d’Ariane Nicolaevna. Il faut nous accompagner, absolument.

— Grand merci, dit Ariane. Popof est horrible.

— Mais quel esprit ! Et puis, entendez-le chanter… Il est étourdissant, vous ne le reconnaîtriez pas.

— Il chantera sans moi, répondit Ariane qui s’arrêta, car je ne verrai ni sa maison de campagne, ni ses divans, ni ses bouts de bougies, pas plus ce soir que demain. Dites-le-lui de ma part.

— Mais il va mourir de désespoir.

— La vodka le consolera.

Elle quitta les jeunes filles qui continuèrent leur chemin, très agitées par ce refus et causant avec animation entre elles.

La plus grande dit :

— Elle se fait prier, c’est ridicule.

Et la petite :