— C’est ce qui te trompe. Je le saurais, et tout de suite.

— Et alors ?…

— Ma chère enfant, à mon vif regret, tout serait fini entre nous.

Il dit ces mots sans colère, mais avec une netteté d’accent qui parut faire impression sur Ariane.

Elle revint peu après, de biais, à la question qui l’occupait :

— Et pourtant vous ne m’aimez pas.

— Cela est une autre question, repartit Constantin, mais pour le temps où tu m’appartiens, je ne te cède à personne.

— Vous êtes bizarre, fit Ariane.

— Je suis comme je suis, et il n’y a pas à discuter. Les choses sont au net sur ce point. Maintenant changeons de sujet.

Avec une apparente indifférence, ils commencèrent à parler sur un thème banal.