— Comment t’en vouloir ? Tu m’as donné beaucoup… et je ne l’oublierai pas. Moi-même que suis-je ? Ai-je tort ? As-tu raison ?… Nous avons été heureux ensemble, tout de même… Et maintenant, c’est fini. Adieu, petite fille…
Il la prit dans ses bras et la baisa sur le front.
Elle s’approcha de lui et, le couvrant de baisers, murmura :
— Reste.
Il s’arracha d’elle et, la baisant encore une fois, dit :
— Non, non, pardonne-moi… Je ne puis pas…
Et il s’enfuit.
§ XXI. Le secret
Au lendemain de cette scène, ils se réveillèrent brisés de fatigue, comme s’ils sortaient d’un violent accès de fièvre. Ariane était pâle, silencieuse. Elle allait sans bruit à travers l’appartement. Elle se coiffait au moment où Constantin était prêt à sortir. Il avait déjà la main sur le bouton de la porte.
— Tu ne me dis pas adieu ? fit-elle.