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A dix heures, nous nous embarquons sur je ne sais quelle grande duchesse.

Jusqu’au dernier moment nous avons peur qu’une grève soudaine ne soit déclarée qui, au port même, nous empêche de partir pour la Perse.

Non, on lève l’ancre; le bateau glisse sur les eaux calmes et noires de la rade dans lesquelles viennent se refléter les mille lumières de la ville. C’est un spectacle très beau que la rade de Bakou dans la nuit.

Nous nous en éloignons pourtant sans regret.

Nous ne débarquerons qu’en Perse!

CHAPITRE IV
L’ARRIVÉE EN PERSE

Lundi 8 mai.—Nous approchons lentement de la Perse. Nous passons cinq heures ce matin à l’ancre en vue de Lencoran.