Nous voici enfin au terme de notre course à Piré-Bazar.

Imaginez dans un coude un peu élargi de la petite rivière, la confusion la plus enchevêtrée de bateaux flancs à flancs. Nos rameurs trouvent pourtant moyen de nous amener jusqu’à l’endroit où l’on peut débarquer.

L’atterrissage à Piré-Bazar.

On jette une planche qui va du bateau à la terre. La terre, c’est de la boue épaisse, gluante; les rives sont escarpées; nous avons bien de la peine à arriver jusqu’au sol plat. Des voitures nous attendent et une population de cochers et de débardeurs qui auraient vite fait de voler une partie de nos bagages, si nous n’en surveillions pas avec soin le débarquement.

Le débarquement à Piré-Bazar.

Heureusement deux cosaques arrivent à cheval du consulat général de Russie à Resht. Un cortège s’organise et nous voilà partis pour les neuf kilomètres qui séparent Piré-Bazar de Resht.

La route est boueuse et défoncée par les pluies récentes. Nous aurions fait une belle partie de dérapage en automobile.

A moitié chemin, nous sommes abordés par des cavaliers qu’envoie à notre rencontre le gouverneur de la ville, un des fils du Chah.