Puis il commence à souffrir davantage de la présence que de l’absence. Mais il a peur, il se sent faible, il craint tout de la violence de cette femme.

A la troisième phase, il est parti. Mais il continue à trembler ! il écrit toujours. Enfin il a le courage de cesser toute correspondance, étant exactement à dix mille kilomètres de sa maîtresse et ne l’ayant pas vue depuis six mois…


Un grand nombre de femmes prolongent leur règne par la terreur ; elles n’hésitent pas à mettre en jeu les moyens les plus grossiers ; elles pratiquent le chantage moral, menacent leur amant de se suicider ou de le tuer… On serait étonné de savoir combien de liaisons ne durent que sous le canon du revolver.


Un des effets les plus tristes des ruptures est souvent de donner de l’amour à qui n’en avait pas.

Il est des gens — surtout des femmes — qui n’attendent que d’être quittés pour commencer à aimer. L’amour-propre est chez eux tout-puissant ; ils ne peuvent admettre qu’on cesse de les adorer. Si telle mésaventure leur échoit, au lieu d’en ressentir de la colère, ou d’en prendre leur parti, ils éprouvent une affreuse blessure d’amour-propre, et comme il leur en coûterait de reconnaître la nature de leur mal, ils s’imaginent qu’ils aiment. S’ils conservaient une vue un peu claire, ils verraient qu’ils s’attachent seulement à qui se détache d’eux… Ils souffrent mille fois davantage si leur aventure est publique.

C’est ainsi qu’on vu, avec étonnement, des gens qui ne s’aimaient pas rompre dans la douleur, le deuil et les cris une liaison qui leur pesait à tous deux.


Il faut savoir pour quelles raisons on s’est pris.