« Malheur à celui par qui le scandale arrive. » C’est le grand mot de l’Église. Elle est toute indulgence pour les péchés honteux et qui se cachent.
Jamais on n’admirera assez ce qu’il y a d’intransigeance, inutile et absurde, dans le dogme et de tolérance allant jusqu’à la faiblesse dans l’application du dogme. Mais quoi ? Il faut vivre.
Le grand péché pour l’Église est le péché de la chair. — Croit-elle donc représenter l’esprit ?
— Je me suis toujours bien trouvé, me dit R…, de ne prendre que des maîtresses allant à confesse. Avec elles j’étais sûr que tout se passerait sans scandale. Parfois, il est vrai, me fallait-il batailler pour reprendre une femme qui se donnait à Dieu. Mais ce sont de beaux combats dont l’amour sort plus souple et plus fort. Et il y a un certain orgueil à lutter, comme Jacob, contre l’Éternel et à remporter la victoire. Victoire passagère, direz-vous… Eh ! qu’importe ? Nous ne demandons pas l’éternité. Nous ne saurions qu’en faire. Nous la laissons à Dieu.
DES PRÊTRES
Le prêtre qui ne connaît pas la femme et qui s’occupe d’amour ! Avec quelle grossièreté, trop souvent, il touche au fruit défendu ! Qui a pu voir, sans un secret mouvement de répugnance, une femme jeune, tendre, jolie, agenouillée à une grille derrière laquelle il y a un homme en robe ?