C’est ainsi qu’elle prépare les voies à l’amour. Il emploie la même tactique ; il ne se soucie pas de conquérir l’intelligence, il veut arriver au cœur par le canal des sens. Il ne discute pas, il émeut.
Le langage même de l’Église est pareil à celui de l’amour. Voici une méditation religieuse proposée aux jeunes filles sur les mystères de la circoncision !
« 1er point : Vue. — Regardons ce pauvre Jésus… le prêtre qui entre dans l’étable pour la circoncision… le prêtre fait l’incision… le sang coule… le petit Jésus se débat doucement… Regardons ce sang divin ! O sang de mon Jésus !…
» 2e point : Ouïe. — Écoutons ce que disent les anges.
» 3e point : Goût. — Goûtons l’amertume dont le cœur de Marie est abreuvé… la souffrance que Jésus endure dans sa chair !
» 4e point : Odorat. — Attirons à nous par l’odorat et par forme de respiration intérieure les parfums de tant de vertus. Reposons-nous, comme l’abeille, sur ces fleurs de mortification. Aspirons, respirons au milieu de ces douces odeurs ; c’est un plaisir doux, divin, céleste !…
» 5e point : Toucher. — Touchons ce couteau sanglant, baisons-le, plaçons-le sur notre cœur !… Ah ! si nous pouvions écrire de sa pointe sur ce cœur le nom aimable de Jésus !… »
Même adoration éperdue dans les prières de la communion. Faut-il citer ces paroles que chaque catholique doit connaître par cœur ? Voici seulement « l’Acte d’amour. »