Car il y a l’espèce.
Le mariage ayant pour but d’assurer le bien-être des époux, reste la question des enfants. La société a besoin, elle aussi, d’avoir les meilleurs individus. Elle pratique pour les animaux domestiques une intelligente sélection et sait parfaitement que s’il y avait de l’argent, des contrats, des dots chez les chevaux, il n’y aurait plus de bons chevaux.
Voyez les résultats du mariage sans amour : produits médiocres, corps mous, grandes oreilles, âmes plates.
Comment les espèces animales sont-elles sauvées de la décadence ? Pour la possession de la femelle la plus belle luttent les mâles. Il faut qu’ils la conquièrent. Le plus vigoureux, le plus adroit, l’emporte. Il prend alors la femelle tremblante de désir et de peur, et la féconde.
Oui ou non, sommes-nous des animaux ?
— Mais j’ai une âme immortelle, soupire plaintivement madame Dubois.