BRAMBOURG. Je vous en prie, Madame … Oh! Madame, pardon. Je suis très sûr qu'en effet vous avez été déjà pour moi désagréable et brutale, autant et plus que n'a été le Commandant de Corlaix. Mais je suis sûr en ce moment, plus sûr encore que vous m'insultez très gratuitement en supposant que n'importe quelle rancune pourrait influer sur mon témoignage devant un Conseil de guerre. Cela, vous n'avez pas le droit de l'admettre un seul instant!…

JEANNE. Monsieur …

BRAMBOURG. Je ne prétends pas être un coeur d'élite, ni un grand caractère, et je ne pratique pas à tort et à travers l'oubli des injures, mais je suis un officier français!…

[Corlaix entre en marchant péniblement, s'appuyant sur Le Duc.]

SCÈNE IX

Les Mêmes, CORLAIX, LE DUC.

BRAMBOURG. Commandant … je suis heureux de vous voir … en bonne santé.

CORLAIX [lui coupant la parole]. Je vous remerçie, Monsieur, de l'intérêt que vous me portez. C'est vendredi, je crois, qu'auront lieu les débats?

BRAMBOURG [menaçant]. Oui, Commandant … à vendredi! [Il salue et sort.]

SCÈNE X