«—Tu me quittes pour un autre.
«—Si tu veux.
«—Qui? Je te jure que je le tue!
«Tuer! Il n'avait que ce mot-là à la bouche! Je ne pouvais pourtant pas lui nommer le premier venu, pour qu'il allât le massacrer! Je changeai de chanson:
«—Je ne te quitte pas pour un autre. Mais j'ai besoin d'argent.
«C'était vrai, d'ailleurs. Il m'avait contrainte de fermer ma porte à tout venant, et mon train quotidien exigeait trente ou quarante louis par mois... Oh! vous le voyez: en ce temps-là, j'étais modeste!
«—Tu as besoin d'argent? Je t'en donnerai.
«Il m'en donna.
«Ce n'était pas ce que j'avais espéré. J'avais espéré qu'il ne me donnerait pas d'argent et qu'il s'en irait. Une colère me saisit.
«—Ah! tu es riche? Eh bien, mon bonhomme, tu paieras, et tu paieras cher! Tu me voles ma liberté, mon plaisir, ma paix? Bon! moi je vais te voler ta fortune!