—Lieutenant de vaisseau Yorisaka Sadao.
Hirata Takamori s'arrêta net, ouvrit la bouche pour parler, et se tut.
Le cadavre du marquis Yorisaka Sadao avait les yeux grand ouverts. Et ces yeux, vraiment, semblaient regarder encore ... regarder droit devant eux,—droit à travers la vie,—regarder dédaigneusement, orgueilleusement, triomphalement...
Marchant plus vite et d'un pas plus saccadé, le vicomte Hirata avait parcouru l'une après l'autre les deux rangées de visages endormis.
L'enseigne, saluant, allait se retirer. Le vicomte le retint, l'appelant par son nom:
—Narimasa, voulez-vous me faire l'honneur de m'accompagner dans ma chambre?
—Ainsi ferai-je, très honorablement,—répondit renseigne empressé.
Ils descendirent ensemble. Sur un geste du vicomte, l'enseigne s'agenouilla. Il n'y avait point de tatami,—la discipline moderne excluant des navires de guerre les nattes de riz, trop inflammables. Mais Hirata avait jeté par terre deux confortables carreaux de velours.
—Excusez mon impolitesse,—dit-il:—je commettrai l'inconvenance de régler devant vous le service de nuit, avant toute autre chose.
—Je vous supplie de le faire,—dit l'enseigne.