Je suis à votre disposition, respectueusement, dit l'enseigne en prenant le sabre.
Hirata Takamori s'agenouilla en face de son hôte, et parla selon la politesse:
—Narimasa, puisque vous daignez me servir de second en cette cérémonie, il convient que vous connaissiez ma raison. Ce matin, au cours d'une conversation que le marquis Yorisaka m'avait fait l'honneur de m'accorder, mon intelligence infirme m'a fait prononcer diverses paroles, que ce soir, j'estime avoir été inconvenantes. Il est, je crois, préférable que ces paroles soient effacées.
—Je ne vous contredirai point, si vous en jugez ainsi.
—Aurez-vous donc la bonté d'attendre que j'aie tout préparé pour ce qui nous reste à faire?
—Ainsi ferai-je, très honorablement.
Une sorte de cabinet de toilette était attenant à la chambre. Le vicomte Hirata y passa pour revêtir le costume obligatoire, immuablement fixé par les rites.
Il revint.
—En vérité,—dit-il,—je suis confus, et vous poussez très loin la complaisance.
—Je fais à peine ce que je dois,—dit Narimasa.