—Victoire!—affirma Felze.
Il appuya:
—Victoire décisive: la flotte russe a succombé tout entière. Il n'en reste plus que des épaves. Ce n'est pas en vain que tant d'hommes héroïques ont versé leur sang. Le Japon, à jamais, triomphe!
Aux joues blêmes, une rougeur, lentement, remonta. La bouche étroite parla de nouveau, de la même voix grise et calme:
—Merci... Adieu...
Et Felze, ainsi congédié, salua et recula vers la porte.
Sur le seuil il s'arrêta pour saluer encore...
La marquise Yorisaka n'avait pas bougé. Elle demeurait rigide et raidie, indéchiffrable, inconnaissable,—asiatique, asiatique des talons aux cheveux, asiatique à ce point qu'on n'apercevait plus sa défroque occidentale. Et le mur tendu de soie lui faisait une sorte de cadre, au milieu duquel elle apparaissait à présent, grande, grande, grande...