[1] K'òung fou Tzèu (Confucius), né dans le pays de Lou.
[2] Marcher lentement n'est permis qu'aux grands personnages. Marcher vite est considéré comme une marque de respect.
[3] Même dans une salle jonchée de tapis, les rites exigent que l'on offre à l'hôte, pour s'asseoir ou se coucher, une ou plusieurs nattes.
[4] Mandarin de troisième classe. Il y a neuf classes de mandarins dans l'Empire. Tcheou Pé-i, ministre d'État, a pour aides de camp des officiers civils et militaires du rang de préfet ou de colonel.
[5] La langue chinoise n'a point de son qui équivaille au son du nom français «Felze», ni par conséquent de caractère permettant de figurer ce nom en écriture. Tcheou Pé-i, ayant à tracer au pinceau le nom de son ami, se voit donc forcé de recourir à quelque caractère de prononciation analogue. Le meilleur est celui qui se prononce «Fênn». Tcheou Pé-i, écrivant «Fenn», prononce naturellement comme il écrit.—Ta-Jenn est un appellatif honorifique qui doit se donner à tous les fonctionnaires de premier et second rang, et généralement à tous les grands personnages. «Ta-Jênn» signifie textuellement «homme considérable».
[6] Tchoung Kouo,—Empire du Milieu. Empire Central.—Chine.—Le nom «Chine» est incompréhensible aux Chinois.
[7] Tcheou est le nom de famille; Pé-i le prénom, que les Chinois, comme les Japonais, placent après le nom. Un Chinois de qualité a toujours deux prénoms, l'un familier, l'autre officiel. C'est de ce dernier dont on doit user dans la conversation, l'autre étant exclusivement réservé aux parents très proches et aux supérieurs hiérarchiques. Tcheou Pé-i ayant plus de soixante-dix ans, l'auteur s'est refusé, par convenance, à écrire dans ce livre le prénom familier d'un homme de cet âge.
[8] «Les appartements», c'est-à-dire le gynécée. Un Chinois de bonne éducation ne parle jamais de femmes, si ce n'est d'une manière abstraite,—par exemple en citant une maxime philosophique. Tcheou Pé-i félicite son hôte d'avoir su lui faire comprendre à mots couverts et sans détails inutiles, que les femmes avaient joué, et jouaient encore un rôle exagéré dans sa vie.
[9] La bannière fleurie,—Koa Ki,—est le sobriquet que les Chinois donnent au pavillon américain, à cause de son bariolage.
[10] L'Auguste Élévation,—Hoang Chan,—l'Auguste Souverain,—Hoang Ti,—ou le Fils du Ciel,—Tien Tzeu,—sont les trois appellations actuellement en usage parmi les Chinois pour désigner leur Empereur.