—Il est réellement comique que ce soit vous, si excitable, à qui l'on reproche de n'avoir pas le don de sentir.

—Je vous prie!—dit Mrs. Hockley,—n'interrompez pas ainsi, par une plaisanterie, une sérieuse conversation!...

Elle revint à Felze:

—Dites-moi encore, cher: votre Chinois, ce mandarin que vous aviez connu autrefois, et que vous avez retrouvé ici d'une si romantique manière ... est-il tout à fait un sauvage? je veux dire un primitif, un arriéré?...

Felze pencha la tête en avant, et fixa son regard dans les yeux de Mrs. Hockley:

—Tout à fait,—affirma-t-il.—Soyez bien sûre qu'il n'y a pas une idée commune entre vous et ce Chinois.

—En vérité? N'a-t-il pas voyagé cependant?

—Si fait.

—Il a voyagé! Et le voilà au Japon, dans un pays qui secoue justement son ancienne barbarie!... Est-il possible que ce Chinois soit alors aussi retardé que vous dites? aussi étranger à la civilisation? Par exemple, ici, à Nagasaki, dans sa maison, n'a-t-il, même pas le téléphone?

—Il ne l'a pas.