—Incompréhensible! Pouvez-vous goûter un agrément dans le commerce d'un tel homme?
—Vous voyez que chez lui, j'ai oublié l'heure.
—Oui...
Elle réfléchissait comme tantôt, les sourcils un peu froncés.
—Les Français,—trancha miss Vane, judicieuse,—sont eux-mêmes des gens très ignorants du progrès moderne.
—Oui,—approuva Mrs. Hockley, satisfaite de l'explication.—Oui, ils ignorent, et ils dédaignent aussi. Vous avez raison, Elsa.
Elle s'était levée, et, s'approchant de miss Vane lui secoua les deux mains avec une sorte d'effusion. Felze,—se détournant, appuya son front contre la vitre d'une des baies qui tenaient lieu de sabords.
Un valet apportait deux gerbes d'orchidées. Mrs. Hockley les prit, et s'occupa d'en garnir les grands vases de bronze qui décoraient la cheminée monumentale.
—Japonaises?—questionna Miss Vane, en désignant les fleurs.
—Non, c'est toujours la provision de Frisco. La glace les conserve parfaitement.