Le marquis Yorisaka détourna un instant son regard vers la profondeur verte de la futaie.
—Très librement,—répéta-t-il.
Sa voix s'était enrouée. Il toussa.
—Très librement, c'est vrai! Oh! nous vous avons de grandes obligations! Cependant, nous avons profité surtout des travaux de votre amirauté: nous possédons aujourd'hui vos tourelles, vos casemates, vos projectiles, votre acier de cuirasse... Nous ne possédons pas encore vos hommes, ni leurs secrets merveilleux, ces secrets que l'amiral Percy Scott inventa...
—Il n'y a point de secrets,—affirma Fergan.—Et d'ailleurs, n'avez-vous pas été vainqueurs, aux batailles du 10 et du 14 août?
—Nous avons été vainqueurs. Mais...
Les lèvres minces se serraient de mépris sous la moustache à poils rêches:
—... Mais ce furent de piètres victoires! Vous le savez. Vous étiez à côté de moi à bord du Nikkô, le 10 août!...
L'Anglais, courtoisement, s'inclina:
—J'y étais,—dit-il.—Et je témoigne ici, par Jupiter! que ce 10 août fut une journée très glorieuse!....