—«Tableau de famille,» railla Torral en regardant la congaï.

Ils causèrent de choses quelconques. Fierce donna les nouvelles politiques du jour: elles n'étaient pas bonnes, à l'avis du vieux d'Orvilliers, qui continuait de prophétiser feu et flamme. Les exercices militaires de tous genres se succédaient sans trêve à bord du Bayard, et toute l'escadre s'agitait dans un tumulte guerrier.

—«Trépidation sénile?» questionna Torral.

Fierce allongea les lèvres en moue indécise.

—«J'ai cru d'abord. Maintenant, je ne sais plus....»

La persistance des bruits alarmants l'étonnait, et davantage le mouvement de concentration des escadres anglaises sur tous les océans du globe.

«Après tout, conclut-il, l'Angleterre méditerait un mauvais coup que cela n'aurait rien d'absolument inattendu....

—Ouais!» fit Torral.

Il songeait aux mobilisations possibles, et à la batterie qui l'attendait, sur les falaises du cap Saint-Jacques, en face des bombardements ennemis.... Il exposa son autre inquiétude, cette révolte indigène à prévoir, au cas où Malais exigerait trop impitoyablement la rentrée de son impôt.

Au nom de Malais, Mévil avait tressailli.