—Jolie,» répéta l'Anglais.

Ils ne songeaient point à ce qu'ils disaient: ils attendaient seulement que les Américaines eussent fini leur messe basse; et ils causaient métier, leurs pensées absentes.

—«Vingt-quatre livres?

—Oui.

—Combien de canons pareils?

—Seize. Bonne batterie contre les torpilleurs....»

Fierce prit les leviers de culasse; le bloc pivota, glissa dans son puits. L'âme apparut, ronde et noire, rayée en paraboles.—Le canon se laissait faire comme par la main d'un ami.—Un effort léger relevait le bloc, et l'appuyait de nouveau contre le trou refermé; l'acier heurtait l'acier d'un choc mat. Fierce chercha le pistolet et pressa la détente; le ressort claqua.

Alentour, c'était spacieux, abrité du vent. On devait être à l'aise, sur ce pont confortable,—même pendant une lugubre nuit de bataille,—pour la chasse aux torpilleurs, pour l'affût des misérables coquilles de noix vainement ruées à travers les lames, meurtries, ruisselantes, vaincues d'avance....

Au bruit du canon manié, les Américaines se rapprochaient, curieuses. L'Anglais ferma la culasse.

—«Choses de guerre;—bagatelles.»