—Moi, rien. Je réfléchissais...
—Je ne voudrais pas te déranger.
Il tremble de la voir partir et répond maladroitement qu’«il y a place pour deux dans le verger!»
Minne s’assied par terre, dénoue sa capeline pour que le vent touche ses oreilles... Elle considère Antoine avec soin et sans ménagement, comme un meuble:
—Tu sais, Antoine, je t’aime mieux comme ça, en chemise de flanelle, sans gilet.
Il rougit une fois de plus.
—Ah! tu trouves? Je suis mieux qu’en uniforme?
—Ça, oui. Seulement cette cloche de paille te donne l’air d’un jardinier.
—Merci!
—J’aimerais mieux, poursuit Minne sans l’entendre, une... oui, une casquette.