Toby-Chien.—Rien. Je ne sais pas ce que j’ai. Je bâille.

Kiki-la-Doucette.—Mal à l’estomac?

Toby-Chien.—Non. Depuis une semaine que nous sommes ici, il me manque quelque chose. Je crois que je n’aime plus la campagne.

Kiki-la-Doucette.—Tu n’as jamais aimé réellement la campagne. Asnières et Bois-Colombes bornent tes désirs ruraux. Tu es né banlieusard.

Toby-Chien, qui n’écoute pas.—L’oisiveté me pèse. Je voudrais travailler!

Kiki-la-Doucette, continuant.—... Banlieusard, dis-je, et mégalomane. Travailler! O Phtah, tu l’entends, ce chien inutile. Travailler!

Toby-Chien, noble.—Tu peux rire. Pendant six semaines, j’ai gagné ma vie, aux Folies-Elyséennes, avec Elle.

Kiki-la-Doucette.—Elle... c’est différent. Elle fait ce qui lui plaît. Elle est têtue, dispersée, extravagante... Mais toi! Toi le brouillon, l’indécis, toi, le happeur de vide, le...

Toby-Chien, théâtral.—Vous n’avez pas autre chose à me dire?

Kiki-la-Doucette, qui ignore Rostand.—Si, certainement!