Un bataillon suivit le mouvement de retraite de la précédente brigade; un autre fut massacré dans une église où il communiait sans armes. Le 7, au soir, le 3e bataillon et l'hôpital évacuèrent tranquillement Praga, sur transports fournis par l'autorité municipale; ils rejoignirent, le 13 avril, le général en chef à Modlack.

Pendant l'émeute, toutes les attaques furent dirigées contre le quartier du général en chef Igelstrom, rue Podwal, par quatre bandes de 150 hommes, occupant du côté de la Vieille ville et de l'arsenal, à 300 mètres de distance, les maisons de seigneurs et les carrefours environnants, pour bloquer et fusiller les troupes du quartier général.

Ce quartier général, dans une partie de ville rétrécie et hostile, non centrale par rapport aux autorités ou troupes polonaises et à la ville de Varsovie elle-même, aurait dû être placé rue Krolewska, près du palais de Saxe.

Le matin du 6, l'ennemi fut partout repoussé autour de cette position, avec perte en hommes et en canons. À 2 heures après midi, il renouvela ses attaques; dans l'intervalle il s'était borné à tirer des fenêtres et des coins de rues contre les postes russes qui répondaient à ce feu.

Ceux-ci résistèrent espérant être rejoints par les autres brigades: mais les tiraillements de l'état-major général, l'irrésolution des chefs détachés, les corps entiers débandés, le passage subit d'un excès de confiance au découragement; et, pardessus tout, le quartier général bloqué de près, sans possibilité de communiquer avec les autres brigades, ne permirent aucune bonne résolution.

Les troupes du quartier général auraient pu marcher aux détachements et les réunir: mais on craignit d'abandonner les archives non encore brûlées.

Le soir, on ne fut plus assailli que par le quart des rassemblements du matin; la nuit fut tranquille et aurait permis une retraite facile.

Au commencement, le quartier général avait été défendu par un bataillon et deux escadrons; ces troupes furent successivement renforcées le 6, avant 7 heures du soir, par les deux bataillons de la 4e brigade.

Celle-ci, chargée de défendre la partie nord de la ville, très-hostile, et en face de trois quartiers de troupes polonaises, se retira d'abord en dehors de Varsovie sur les Prussiens; puis, au bruit de la fusillade, elle revint assez facilement sur le quartier général.

Au jour, les Polonais informés de la retraite définitive et inespérée de la 2e brigade, moitié de la garnison, reprirent avec la plus grande vivacité toutes leurs attaques, jusque-là successivement ralenties ou abandonnées; ils cernèrent le quartier général, de plus près, et au point de le rendre inhabitable: le moral des troupes était abattu.