700 hommes, 50 chevaux et 4 canons restaient au quartier général ou dans une cour voisine.
Le 7, vers 8 heures du matin, le général en chef se retira avec 350 hommes, sur les Prussiens, par le nord de la ville, à travers une suite d'enclos où l'on ouvrit des passages; on évita ainsi les positions investissantes, le feu des maisons occupées et l'artillerie des insurgés. À 10 heures, on rejoignit, dans un assez grand désordre, mais avec perte seulement de 30 hommes, la cavalerie prussienne à la barrière de Powonsck: on fut camper avec les Prussiens à Babice.
Pendant la nuit, un demi-escadron du quartier général avait porté, à ce corps auxiliaire, l'ordre de se joindre, vers Wola, à la brigade Nowiczky, pour rentrer en ville au secours du général en chef: lorsque les Prussiens rencontrèrent celui-ci, en retraite, ils exécutaient cette marche.
Le colonel Parfentiew et les 400 hommes du quartier-général ne suivirent pas le mouvement de retraite; ils furent forcés, dans la soirée, par l'insurrection.
Les Russes perdirent, à Varsovie, plus du tiers de leur garnison et 11 pièces de canon.
Le 7, à quatre heures du soir, le corps russo-prussien vint camper à
Modzin, à trois quarts de lieue de Varsovie.
Le 8 avril, il coucha à Sakroczin.
Le 19, à Sgersche.
L'arrivée, près de Varsovie, des troupes prussiennes, dont le général Igelstrom ne voulut pas profiter; les imprudentes propositions d'accommodement; la retraite intempestive d'une brigade russe, furent autant de causes d'exaltation pour les insurgés.
Ainsi que dans plusieurs affaires de ce genre, l'honneur militaire fut ici compromis, devant des forces très-intérieures, par le défaut de vigilance et de bonnes dispositions; par l'irrésolution des chefs détachés; par de longs pourparlers toujours dangereux; par des tiraillements dans l'état-major-général; il en résulta des revers inattendus; ceux-ci abattirent entièrement le moral d'une troupe qui, mieux dirigée, eût glorieusement fait son devoir, et éprouvé beaucoup moins de perte.